Musique – Robinio Mundibu : « J’ai des singles qui pèsent autant qu’un album, non ? »
- Jodel Ntswo

- 30 mai 2021
- 2 min de lecture
Depuis 2018, on attend avec impatience le premier album de l’étoile montante (déjà reconnu comme artiste suprême au Congo) Robinio Mundibu. La crise du Covid-19 a barré la route au projet, une fois de plus. Mais l’homme n’en perd pas son optimisme, et sort un clip ainsi qu’un EP, en attendant l’album rêvé.
« Biso nioso lelo toko mata Nzete » fredonne Robinio Mundibu, à l’autre bout du fil. Il est installé dans une voiture, garée dans une rue de Kinshasa. Entre ses mots, on devine l’agitation de la rue qui l’entoure, et on a parfois du mal à comprendre tout ce qui passe par la ligne téléphonique. Mais la traduction de cette phrase, on l’a : « nous allons tous grimper sur l’arbre ». Au-delà du sens littéral, ce que raconte ici Robinio, c’est sa joie, sa bonne humeur, son optimisme à toute épreuve, une façon de dire « allons toujours plus haut ». C’est le texte de la chanson Nzete (l’arbre en kinois), dont le clip vient de paraître, le 19 mai, et qui fera partie de son prochain EP, prévu pour le 26 mai.
De l’électronique à la musique
Robinio Mundibu commence la musique tout petit, à l’époque, il s’appelle Mongala Akelembi. Il aimerait en faire son métier, mais ses parents ne sont pas du même avis, ils attendent de lui qu’il soit ingénieur. « Devenir musicien ? Mon père n’était pas d’accord. J’aurais été l’enfant qui déroute le choix de la famille », commence-t-il. Il explique qu’en Afrique, « si tu embrasses une carrière dans la musique, tu n’as pas le temps de faire autre chose à côté, comme aller à l’école », et ça pour les parents ce n’est pas acceptable. Le jeune homme suit la ligne de conduite programmée pour lui et obtient un diplôme d’électronique. « Pour moi qui voulait être musicien, je me retrouvais ingénieur électricien, vous voyez la folie ? Ce n’était pas facile ! », se souvient-il.





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